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Sigean : Nous voulons des coquelicots

Bravant un cers glacial et malgré la proximité des fêtes, une petite quinzaine d’amoureux de la nature se sont retrouvés devant la fontaine au carrefour, face à la Rotonde à Sigean. Leur motivation ? leur refus de continuer à subir la dissémination des pesticides dans l’alimentation, l’eau de pluie, le lait maternel,  l ’eau du robinet, etc.  Ils se réclament du mouvement Nous voulons tous des coquelicots initié par Charlie Hebdo en septembre dernier.

A Sigean, l’eau est fortement contaminée par  un herbicide interdit depuis longtemps. Herbicide reconnu comme perturbateur endocrinien et qui dans les mois à venir devrait être éliminé du réseau par la mise en place d’un filtre à charbon actif. Reconnaissons que c’est là une avancée mais qui ne règle rien sur le fond. C’est pourquoi, le mouvement Nous voulons tous des coquelicots demande l’interdiction de tous les pesticides de synthèse. 

Ce mouvement propose des rassemblements citoyens partout en France, le premier vendredi de chaque mois. Le 4 janvier, il y en eut environ 750. A Sigean comme ailleurs, le prochain rendez-vous est le 1er février, même lieu, à partir de 17 h30.

En vous souhaitant une bonne année, pleine de coquelicots !

Albert

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écologie du narbonnais

Il s’agit de l’extrait de l’article.

ELLV_Logo           

Ce blog vous informe de l’activité des écologistes de la circonscription de NARBONNE et LITTORAL  (Aude, Occitanie, France)

 

L’0ccitanie  

Parce qu’elles ne votent réellement qu’environ 15 % de leurs recettes, les Régions n’ont pas d’autonomie fiscale et l’essentiel de leurs ressources dépendent du bon vouloir de l’État.
C’est la conséquence concrète de la perte d’autonomie qu’elles ont subi au cours de la dernière décennie, en complète contradiction avec les nombreux transferts de compétences dont elles ont fait l’objet. Contradiction également entre le discours du chef du gouvernement sur la décentralisation et la responsabilité des collectivités locales et les actes visant à priver les régions des moyens indispensables.
Le gouvernement d’Édouard Philippe s’inscrit dans cette continuité des décisions de l’État plaçant les Régions dans l’impossibilité de définir des stratégies financières à moyen et long terme.
Nous ne pouvons nous résigner mais cependant,nous devons donc faire face à un défi : Faire mieux avec moinsUn défi, que les élu-es écologistes connaissent bien car il est au cœur de l’écologie politique : sobriété, résilience et décroissance.Il faut donc faire des choix et rompre avec certaines politiques publiques menées depuis des années trop souvent au détriment de l’environnement et de la préservation des ressources.  Notre position, connue de tous sur les grands projets inutiles, consommateurs d’espaces naturels et l’alternative que nous privilégions pour arrimer Toulouse à la grande vitesse ferroviaire en sont des exemples.
Il faut réorienter et placer la transition écologique au cœur de nos politiques publiques. Cette transition devient  chaque jour plus urgente et les Régions en sont des actrices majeures. La loi NOTRe nous a confié le pilotage et la coordination de la transition énergétique, les actions en faveur de la biodiversité, ainsi que la planification sur l’aménagement durable des territoires et en matière d’économie circulaire et de déchets.

Pour mener à bien ces changements, nous devons changer de paradigme car nous ne pouvons pas œuvrer efficacement sur les ruines de l’ancien monde.

La Région Occitanie  s’inscrit dans ces priorites à travers la Région énergie positive donc :
-Nous devons  réorienter nos politiques en matière agricole pour soutenir une agriculture paysanne biologique et des produits locaux de qualité.
-Nous devons préserver l’eau, ce bien commun si précieux, tant en quantité qu’en qualité pour sécuriser tous les usages.
-Nous devons assurer la préservation des sols et refuser tout soutien à des projets d’urbanisations effrénés.
-Nous devons transformer l’économie et accompagner l’ensemble des activités, ce qui impliquera de faire des choix en terme d’incitativité des aides. Créer des emplois utiles et non délocalisables sans détruire l’environnement.

En résumé, créer les conditions optimales pour accueillir les nouveaux arrivants et permettre à celles et ceux qui sont déjà installés de continuer à vivre bien dans la grande diversité de nos territoires.

Nous devons exiger des moyens pour agir mais ces moyens devront permettre d’orienter définitivement nos actions en direction d’une Transition écologique assumée dont chaque habitant d’Occitanie pourra mesurer les bienfaits.

Véronique VINET
Co-Présidente du groupe Nouveau Monde en Commun

 

 LA MOBILISATION 

du dimanche 5 novembre 2017

contre THOR

 à Narbonne a été un succès

 

pour dire non au projet d’incinérateur à l’usine de Malvezy.

Cet appel est lancé pat les famille Papillons, collectif d’habitants de Moussan. En PJ, vous avez l’appel à manifester lancé par l’association RUBRESUS, appel auquel j’adhère pleinement.  Cet applel fait le point sur le diossier, à l’issue de la réunion du CODERST.

Les éléments que nous avions alors étaient suffisants pour demander l’arrêt du projet ou tout au moins, un moratoire permettant la recherche d’autres solutions pour le traitement de ces déchets.

L’association TCNA (Transparence des Canaux du narbonnais) a voulu en savoir un peu plus et en cherchant sur Internet a pu se procurer de la documentation. Vous pouvez consulter le dossier qu’ils ont produit, sur leur site : http://bit.ly/2zYyKcB

Edifiant ! D’une manière générale, on apprend que les comportements de l’industrie nucléaire aux Etats Unis sont les mêmes que ceux de la notre. Quand à leurs incinérateurs du procédé THOR on peut sincèrement se demander si le remède n’est pas pire que le mal ?!

 

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez la preuve flagrante des mensonges de cette industrie et de la complicité des services censés nous protéger ;

La radioactivité à NARBONNE

     

Europe Ecologie Les Verts    Languedoc Roussillon

 

Communiqué de presse du 17/10/2017

> Agnès Langevine et José Bové demandent le gel du projet TDN-THOR (Malvési – Aude)

> A la veille du CODERST sur le projet TDN-THOR, José Bové et Agnès Langevine ont demandé à Nicolas Hulot de se positionner sur l’installation de Malvési et la gestion des déchets stockés aux abords de l’usine. Les deux élus s’insurgent contre ce projet d’un autre temps et en appellent au ministre de la Transition Ecologique et Solidaire pour qu’il prononce le gel du projet.

> Pour José Bové, député européen :
> « Le site de Malvési, premier site européen de traitement du minerai d’uranium, est une menace majeure pour l’environnement aux portes de Narbonne. On ne compte plus les accidents de gestion, comme en 2004, lorsque la rupture de la digue des bassins de décantation avait entrainé le déversement de 30 000 m3 de boues radioactives hors du site. Nous ne pouvons pas attendre un nouvel accident. Le préalable indispensable avant quelconque nouvel aménagement qu’un audit soit réalisé sur le site et qu’il soit enfin traité comme le site nucléaire dangereux. Il est incompréhensible que le site ne soit pas encore classé Installation Nucléaire de Base. »

Pour Agnès Langevine, Vice-Présidente de la région Occitanie déléguée à la transition écologique et énergétique, Biodiversité, Economie Circulaire, Déchets
> « Nous ne pouvons accepter une solution de traitement des déchets qui s’avèreraient toute aussi ou plus nocive pour la population.

Notre Région est fortement engagée dans la transition écologique de ses territoires avec une trajectoire de Région à énergie positive, de reconquête de la biodiversité et de protection des populations. L’avenir est résolument ailleurs que dans l’énergie nucléaire dont la dette écologique et financière pèse d’ores et déjà sur l’avenir de l’humanité.

PORT LA NOUVELLE

STOP AGRANDISSEMENT PORT LA NOUVELLE
Malgré les avertissements faisant suite au débat public dans lequel la confédération démontrait avec d’autres  l’inutilité sociale et écologique de cet agrandissement , la région Oc poursuit son investissement avec entêtement pour satisfaire le BTP et le lobby agro industriel Arterris .
210 millions d’argent public et sans doute bien plus pour accueillir des navires toujours plus grands est ce bien raisonnable ? 
ce qui n’est pas dit dans ce reportage fort complaisant :
 
+  le port de Sète est déjà en surcapacité ; il n’y a aucun avantage à faire partir le blé dur par Port la nouvelle plutot que par les quais déjà existants à Sète
 
+  on veut vendre du blé dur à l’ Afrique du nord . ce blé dur est à 90 % produit dans le sillon du Lauraguais , c’est une culture subventionnée, le sera t elle toujours ? ce blé sera t il toujours compétitif sur le marché mondial ? cela s’oppose à l objectif de souveraineté alimentaire pour les pays du Maghreb et tous les pays du pourtour méditerranéen qui se trouvent découragés à produire face à une concurrence déloyale,  
 
+ il n’est pas possible pour le seul lauraguais de remplir les objectifs d’exportation énoncés dans le plan de développement du port . il faudra donc faire venir des céréales d’autres régions françaises , est ce possible , est ce souhaitable ? des camions qui traversent la france pour se rendre à Port la nouvelle ?  l ‘axe routier méditerranée n’est il pas déjà saturé ? 
 
+ il faut sortir de la monoculture de céréales . celle ci pose des problèmes agronomiques , elle apporte trés peu d emploi une seule personne peut cultiver 150 ha 
 
+ la politique agro exportatrice ainsi encouragée s’oppose aux besoins de relocalisation pourtant source d’emploi et d intérêts écologiques.  Notre région est gravement déficitaire dans la production de nombreux produits alimentaires, le déficit en protéines végétales avait été évalué par la Confédération à plus de 70 % dans la région LR , avec pour conséquence l’importation de milliers de tonnes de soja ogm argentins. Parallèlement la région est incapable de fournir l’obligation des 20 % d’aliments bios et locaux pour la restauration collective , objectif loi égalité et citoyenneté du 22 dec 2016.
 
+ 210 millions d’argent public donneront peut être une vingtaine  d’emplois supplémentaire sur le port . alors qu’avec cette somme, on peut aider 2000 agriculteurs =trices  à s’installer avec 100 000 euros d’aide en plus par ferme installée  de quoi résoudre le problème de  l’achat du foncier par exemple .
 
+ il n’est pas dit dans ce reportage qu’un port ne sert pas uniquement à exporter , il sert aussi à importer et donc aussi à concurrencer certaines productions locales dont par exemple le ciment qui est importé de Turquie, voir peut être de Syrie  alors même qu’il y a une cimenterie à Port la Nouvelle même !  mais aussi des agro- carburants stockés sur la ville . 
 
Nous pourrions sans doute allonger la liste démontrant l’inutilité et les effets négatifs qu’engendreront la construction de nouveaux quais et la construction de la grande digue à Port la Nouvelle. Nous sommes face à un scandale dans lequel le nouveau conseil régional est le principal acteur .. . 
 nos décideurs ne sortent pas de leur logique de développement productiviste et libéral , ils se glorifient de pouvoir inaugurer des grands projets industriels , ils croient encore aux saintes vertus de la croissance du commerce sur l’emploi et l ‘enrichissement alors que les faits ne cessent de prouver le contraire.
 
il faut arrêter ce projet d’extension du port et réaffecter ces millions d’aide sur d’autres projets plus respectueux de l’environnement , plus créateurs d’emploi , et plus ancrés sur le territoire.
Le libéralisme n’ a pas à voler  l’argent public pour se développer . 
 
pascal pavie 

06 8787 79 32

contact :

 Michèle COMPS

 la secrétaire régionale

michele.comps@orange.fr

tel 06 83 21 93 28

 Europe Ecologie Les Verts

                            Languedoc Roussillon

PORT LA NOUVELLE

 Pour 2017,

273 navires y ont opéré,

les produits pétroliers représentant 1 091 236 t et les céréales 391 481 t.

Les vrac dits conventionnels (engrais, minéraux, charbon, aliments pour bétail, bois, produits métallurgiques…) : 320 861 t. Dans ces chiffres, il faut inclure le ciment low cost importé par Lafarge.

Les vrac liquides (alcools issus de la filière viticole) : 9 698 t.

les variations constatées sont en relation avec celles des marchés visés.

Du côté des opérateurs portuaires, il semble qu’il y ait une grande bouderie envers la CCI gestionnaire. Je n’ai pas de contact personnel avec ce monde et les infos me viennent par la bande. Une maison des acteurs a été ouverte pour qu’ils puissent se regrouper. Elle est juste à l’entrée, là où les Gillets Jaunes ont parfois tenté de bloquer l’accès au port. La moitié d’entre eux aurait refusé d’y aller…

Personnellement, je soutiens que le quai éolien devrait être construit parce qu’au delà des éoliennes, c’est la possibilité d’accueillir des bateaux un peu plus grands que les actuels : 200 m pour 11 m de tirant d’eau alors qu’aujourd’hui, on est limité à 145 m pour 8 m de tirant d’eau. Il est vrai que les navires inférieurs à 100 m ont tendance à disparaître et qu’en trouver qui peuvent venir ici et ne soient pas des poubelles devient difficile. Il ya a quelques années, je ‘en voyais pas mais depuis quelque temps, c’est plus fréquent.

Ce quai peut être protégé par deux digues extérieures totalisant 1200 ml, au lieu des 3030 prévues. Nous sommes alors dans la configuration d’une adaptation du port et non dans un projet de grand port.

Bien sur, les éoliennes peuvent être construite ailleurs et Fos est mieux placé que PLN pour celles d’ENGIE. Celles d’EOLMED à Sète, pourquoi pas. A l’enquête publique, les porteurs de projet ont évalué le surcoût à moins de 1 %. Mais bon, je les préfère ici et puis c’est une manière de dire à ORANO, on peut faire sans vous !

 

Albert

TCHERNOBYL: LE MONDE D’APRÈS (film)

Nous organisons une projection ciné/débat sur le nucléaire en présence de l’auteur Yves Lenoir dans la salle Élie Sermet (Palais du Travail) à Narbonne à partir de 20h le samedi 9 février prochain 
« TCHERNOBYL: LE MONDE D’APRÈS… »

Un film dense et passionnant qui, sorti à l’occasion du 32e anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl du 26 avril 1986, nous montre à la fois l’ampleur et la persistance des mensonges officiels minimisant son impact sur la santé humaine et l’environnement et témoigne des efforts de quelques uns pour effectuer des études indépendantes afin de contribuer au surgissement de la vérité.

Deux millions de personnes au moins, dont 500 000 enfants, vivent, en Biélorussie, sur un sol contaminé par l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Toute la chaîne alimentaire est polluée par des éléments radioactifs.
Parmi ceux-ci, le Césium 137 dont le sol regorge.

Les populations des zones les plus contaminées dépendent d’un soutien dérisoire de l’État biélorusse et du travail de l’Institut « Belrad », représenté en France par l’association franco-biélorusse Enfants de Tchernobyl Bélarus (ETB),

loi 1901, créée le 27 avril 2001.

Il y a un AVANT et un APRÈS Tchernobyl.Le film invite le spectateur à une plongée rétrospective dans cette catastrophe qui a impactée durablement notre monde moderne tant sur le plan sanitaire que sur le plan éthique. Comme pour cet accident majeur, survenu en 1986, notre conception du monde se trouvera inévitablement modifiée après le visionnage de ce film documentaire poignant.

L’auteur, Yves Lenoir, ingénieur de formation, suit les questions nucléaires depuis sa participation à un groupe interministériel sur les déchets radioactifs en 1974-1975. Il est aujourd’hui président de l’association « Enfants de Tchernobyl Belarus », créée en 2001 pour financer un organisme indépendant de protection radiologique du Belarus, l’Institut Belrad basé à Minsk.

Bonne soirée
Franck et Juliette

Tel :0766302760
       0682023481
Cette projection exceptionnelle aura lieu salle Elie Sermet (Palais du travail) à Narbonne à partir de 20h le samedi 9 février prochain en présence de l’auteur Yves Lenoir et de militants engagés localement dans la lutte contre Orano Malvési.

ABADON DU GAZODUC Carcassonne-Catalogne

Les régulateurs de l’énergie français et espagnols ont annoncé mardi 22 janvier 2019 qu’ils refusaient la construction d’une nouvelle interconnexion gazière entre les deux pays. Le projet Step (South Transit East Pyrenees), première phase du projet d’interconnexion gazière MidCat (Midi-Catalogne), est donc abandonné.

« C’est une grande satisfaction pour tous les catalans, car ce projet aurait eu des impacts environnementaux désastreux. Il comportait aussi des risques économiques et climatiques. L’abandon de ce projet est une bonne nouvelle pour la transition énergétique localement », à déclaré Claude Bascompte, du collectif contre le gazoduc transfrontalier, dans un communiqué. Un rapport publié en mai dernier questionnait en effet l’intérêt du projet à la fois du point de vue de la sécurité d’approvisionnement et de la viabilité économique. Il critiquait aussi ses implications climatiques, le gaz fossile n’étant ni une énergie bas-carbone ni une énergie de transition.

« L’abandon de Step devrait logiquement impliquer celui de l’ensemble du projet MidCat et du projet d’interconnexion entre l’Espagne et le Portugal, ceux-ci n’ayant pas lieu d’être sans Step », a écrit l’ONG les Amis de la Terre dans un communiqué.

GRUISSAN

Tout le monde n’est pas forcément au courant des enjeux. Je crois devoir préciser que les EPR (espaces proches du rivage) auraient dû englober le site de la future ZAC de la Sagne, à Gruissan (Aude) pour diverses raisons d’ordre géographique et de protection des rivages puisqu’une partie est soumise aux risques littoraux. Bien sur ce ne fut pas le cas et M. Codorniou, maire de Gruissan, vice président de la région et grand défenseur de l’environnement veut absolument étendre son urbanisation.

Tous ceux qui ont un brin de culture occitane auront compris l’étymologie du lieu : SAGNE = roseaux = zone humide. Seul tènement de Gruissan où il soit possible de cultiver des jardins. C’est un projet qui tourne le dos à toute tentative de pérennisation des quelques jardins familiaux existants ou de créer des jardins partagés,

Faire disparaître 15 ha d’AOC dans une commune qui compte une station expérimentale viti vinicole de l’ INRA connue dans le monde entier et va accueillir les collections de cépages actuellement à Marseillan est un comble,

Déplacer les lézards ocellés alors qu’ils sont sur la liste rouge de l’UICN ? Dans quel habitat ?

Alors, à tous nos lecteurs, pensez qu’il n’y a pas qu’à Montpellier que des ZAC et des gares font disparaître des terres agricoles de grande valeur, il n’y a pas que dans le Gard ou les PO que l’esprit de la loi littoral est bafouée au nom des grands projets par ailleurs inutiles,,,,

Albert Cormary

MALVESI

Bonjour,
Après le projet controversé TDN Malvési imposé aux habitants de la Narbonnaise (arrêté préfectoral 8 novembre 2017), l’escalade et la provocation se poursuivent avec de nouvelles autorisations prises en catimini, sans la moindre information préalable de la population.
Ainsi, une nouvelle usine de production de dioxyde d’uranium vient d’être autorisée sans la moindre enquête publique. A partir de quelles matières: uranium appauvri, matières uranifères de la filière nucléaire ? Quels impacts sanitaires et environnementaux avec cette 36ème cheminée qui crachera 10 000 m3 fumées/h, presque autant que TDN et qui accentuera la pollution atmosphérique (oxydes d’azote, ammoniac, …)?
Cette nouvelle production d’uranium annoncerait-elle la mutation de Malvési comme plaque tournante de la filière du combustible nucléaire MOX?.
De nouveaux aménagements de bassin de stockage de boues contaminées, le rejet dans le canal Tauran/Robine d’eaux pluviales provenant de l’Installation Nucléaire de Base ou encore l’incinération des déchets de décontamination des matériels, ont également été autorisés à peine quelques mois après l’arrêté préfectoral du 8 novembre 2017, toujours sans enquête publique, à l’abri du droit de regard des citoyens.
La population a le droit de savoir et de se prononcer sur l’avenir de ce site dont elle subit les impacts néfastes.
Afin de poursuivre et amplifier la mobilisation qui s’est manifestée lors du projet TDN, les associations RUBRESUS et COL.E.R.E à Narbonne lancent une pétition pour s’opposer à cette escalade.
Voici le lien pour signer la nouvelle pétition « NON à l’usine d’oxyde d’uranium à Malvési et HALTE à l’escalade des déchets d’uranium« .
Merci de vous précipiter pour la signer en ligne, la faire signer à un maximum de vos proches et contacts et de la diffuser dans tous vos réseaux. 
Cette pétition sera le curseur de la mobilisation contre l’extension des activités, des déchets, des impacts environnementaux et sanitaires de Malvési. En la signant massivement par milliers, vous contraindrez les autorités, élus et responsables à prendre en compte la voix de la population pour stopper une escalade mortifère. Vous manifesterez aussi votre profond mécontentement face au mépris des autorités et du lobby.
Hasard du calendrier ou peut être pas, cette nouvelle pétition démarre juste un an après l’autorisation préfectorale de TDN.
Pour rappel, les deux associations COLERE et RUBRESUS ont déposé trois recours en annulation devant le tribunal administratif de Montpellier envers l’arrêté préfectoral du 8 novembre 2017 et celui du 22 mai 2018 ainsi que le permis de construire TDN accordé le 7 juillet 2016.
TDN n’est pas encore construit, ni les autres projets. Pour les stopper, votre soutien massif sera déterminant. et nous comptons sur vous tou-s-tes.
Merci de votre fidèle contribution
André BORIES
RUBRESUS

www.rubresus.org

Quand l’État maltraite les agriculteurs bio…

 

À l’heure où les pesticides sont pointés du doigt dans l’affaire des bébés sans bras, rien n’est fait pour faciliter le développement de l’agriculture biologique. 

Au contraire ! 

Depuis deux ans, l’État est en retard dans le paiement des aides aux agriculteurs bio. 

À l’inverse, les agriculteurs conventionnels sont payés rubis sur l’ongle. 

80% des agriculteurs bio n’ont pas reçu leurs aides de l’État

En février 2017 (déjà), le magazine Reporterre (4) listait des cas d’agriculteurs lésés : 

  • Dans le Jura, Mickaël Percier cultive 50 hectares de céréales, qu’il a convertis en bio en 2015. Il devait recevoir 16 000 euros par an, le temps de la transition. Rien n’est venu. Il ne s’est plus versé de salaires depuis deux ans… 
  • Dans l’Oise, Guy Vanlerberghe exploite 200 hectares de pommiers et de céréales, tout en bio depuis 2015. Ce sont plus de 100 000 euros d’aides par an qui manquent à l’appel sur lesquels il paye des impôts ! En effet, ces “gains” sont déclarés… En attendant, la famille se serre les coudes. 
  • Dans le Morbihan, Christophe Baron qui tient une ferme laitière, attend 54 000 euros promis par l’État. 

En tout, ce sont plus de 25 000 agriculteurs bio qui ont été touchés par la défaillance des services publics. 

Cela représente 80% des agriculteurs bio

Des caisses de l’État bourrées comme des canons !

Le pire dans cette histoire, c’est que ce n’est même pas une question d’argent dans les caisses. 

Le président de la Fédération régionale d’agriculture bio de Nouvelle-Aquitaine, Dominique Marion, explique : “L’argent est là, dans les caisses, ce qui nous manque c’est la clé pour ouvrir le coffre-fort.” 

Car la cause officielle des non-versements est un “problème de logiciel”. 

De nouvelles règles européennes sont venues encadrer les subventions de la PAC. 

L’administration française a du mal à s’adapter. Elle devait redistribuer 9 milliards d’euros aux agriculteurs français à partir de 2014 et sur plusieurs années. 

Mais elle a pris du retard par rapport à ses homologues européennes. En Pologne par exemple, les paysans sont tous à jour de leurs subventions. 

À ce problème, s’en est ajouté un autre pour les agriculteurs bio : ils sont les derniers servis

Un complot de la FNSEA ?

Certains y voient des manœuvres du puissant syndicat de l’agriculture, la FNSEA, qui défend l’agriculture intensive. 

Pour gagner du temps et éviter une transition, qu’elle sait inévitable, la FNSEA a inventé des concepts tels que “l’agriculture raisonnée”, ainsi que les exploitations “FARRE”. 

Toutefois, ces “labels” restent totalement soumis aux diktats des pesticides. Ils ne sont qu’une concession minuscule à l’évolution tangible de l’opinion publique. 

Ce sont des mesures cosmétiques

En revanche, il est certain que le non-déploiement des aides aux agriculteurs bio est une manière efficace de maintenir le statu quo. Cela casse le moral des agriculteurs bio. 

Certes, l’administration commence tout juste à honorer ses obligations. Un certain nombre d’agriculteurs bio ont été partiellement remboursés des aides qui devaient leur revenir. 

Mais ces remboursements se font par à-coups. 

Les agriculteurs, par ailleurs, sont priés de se taire. 

Alors que cela fait deux ans qu’ils n’ont pas été payés. Durant ces longs mois, certains ont jeté l’éponge, certains souffrent de dépressions… 

Mauvais traitements infligés aux agriculteurs

On assiste à une forme de harcèlement déguisé des agriculteurs bio. 

Tout est fait pour qu’ils lâchent, pour que le modèle dominant perdure alors qu’il est voué à l’échec. 

Il existe de nombreux exemples de mauvais traitements des agriculteurs bio : 

  • Cette année, en Bretagne, des agriculteurs bio se sont vu reprendre par leur ville 15 hectares de leurs terres cultivées en bio. En échange, la ville leur propose sept hectares non transformés en bio. Objectif de l’échange : construire un éco-quartier. Pourquoi détruire des parcelles bio pour faire un éco-quartier ? C’est un non-sens absolu (2). 
  • En Auvergne en 2014, un jeune agriculteur, installé en 2006, a subi un harcèlement en règle : menaces de mort sur lui et ses enfants, installations détruites, incendie volontaire de sa grange, etc. Il a fini par craquer et s’est installé ailleurs (3). 
  • En Charente, un agriculteur avait été menacé d’amende par l’administration. La raison invoquée ? Ses revenus n’étaient pas assez importants (4). 

Ces exemples donnent une idée de la violence des débats qui existent à l’heure actuelle autour de l’agriculture bio. 

Et dans ce contexte, les administrations n’aident pas toujours à débloquer les situations tendues et délicates. 

Double-jeu des institutions

Cela est d’autant plus étonnant que l’INRA (5) et le ministère de l’Agriculture en tête savent parfaitement que le modèle conventionnel va droit dans le mur (6). 

Mais les institutions sont sous influence des lobbies agro-alimentaires et des grands syndicats agricoles conventionnels. 

À tel point qu’elles ne parviennent même plus à respecter la justice la plus élémentaire en ne mettant pas fin à l’invraisemblable discrimination qui existe entre les agriculteurs. 

Il y a ceux qui reçoivent les aides à temps. Ceux-là sont en agriculture conventionnelle. 

Il y a ceux qui ne les reçoivent pas ou très tardivement : ceux-là sont en bio ou en conversion vers le bio. 

Évolution et objectifs politiques

Vous me direz peut-être que les choses changent. Qu’il y a quelques progrès. Que certains agriculteurs bio commencent à être payés (après deux ans). 

La vérité est surtout qu’il y a beaucoup de promesses politiques et encore trop peu d’actions sur le terrain. 

Lors du Grenelle de l’environnement il y a plus de dix ans (2007), l’objectif en bio pour la restauration collective était de 20%. 

Lors des élections, presque tous les candidats, le président gagnant y compris, avaient promis que ce serait 50%. 

La réalité, elle, est autour de 3% (7). 

Quand les actes ne suivent pas, les promesses augmentent. C’est de la poudre aux yeux. 

Un modèle agricole solide

Il y a tout de même des raisons de se réjouir. 

Aujourd’hui, les installations en bio représentent 50% du total des installations de fermes. Pourquoi ? Une ferme sur deux qui se crée tous les jours en France est une ferme bio 

Parce que le bio est plus rentable même quand l’État ne verse pas ses aides !

En effet, un agriculteur qui suit le modèle conventionnel doit payer à grands frais les engrais, les pesticides et les machines dont il a absolument besoin pour assurer ses rendements. 

C’est une gabegie de moyens utilisés pour un résultat médiocre à moyen terme, et désastreux à long terme. 

Avec la monoculture intensive 

  • les sols s’épuisent, s’appauvrissent, et deviennent imperméables (contribuant ainsi aux inondations) ; 
  • les agriculteurs s’endettent et se rendent malades ; 
  • l’eau, réserve si précieuse, est inutilement gâchée et polluée ; 
  • les produits proposés aux consommateurs sont bourrés de pesticides et carencés en oligo-éléments ; 
  • les écosystèmes sont perturbés et la biodiversité s’effondre. 

À l’inverse, les agriculteurs bio ont besoin de beaucoup moins de moyenspour lancer une ferme qui sera rentable beaucoup plus vite

Pourquoi ? Parce que les rendements en bio sont proches de ceux que l’on obtient en conventionnel. 

Des chercheurs aux États-Unis et au Canada sont arrivés à la conclusion que la différence entre agriculture bio et agriculture conventionnelle en termes de rendement pouvait être de 8 à 9%. C’est très peu ! 

La différence de qualité est pourtant spectaculaire. Les produits bio sont d’une qualité bien meilleure et l’agriculture bio respecte voire enrichit l’environnement (8). 

Or les produits bio sont vendus plus chers, la demande étant forte et ils nécessitent moins d’investissement au départ. 

Le modèle de demain

Cette différence ira en s’accentuant car l’agrochimie repose essentiellement sur le pétrole dont les réserves, malgré tout, sont limitées (9). 

Le prix du pétrole sur le long terme ne peut qu’augmenter (10). Et celui de l’agriculture conventionnelle avec. 

En clair, l’avenir de l’agriculture, ce sont les modèles émergents : la permaculture et l’agroforesterie. 

Fondés sur une meilleure connaissance des sols, des plantes et des écosystèmes, ils sont durables et productifs. 

Bref, le bio est un modèle solide. C’est le modèle de demain. 

Il ne manque qu’une seule chose pour que cela soit bien le cas : la volonté politique. 

Elle ne peut naître que d’une pression populaire accrue. 

Depuis des années, les gouvernements successifs se moquent de nous : ils promettent monts et merveilles quand, sur le terrain, tout est fait pour décourager les initiatives des paysans bio. 

Nous devons mettre une pression maximum sur le pouvoir politique jusqu’à la fin de l’année pour que : 

  • toutes les aides soient enfin versées aux agriculteurs bio ; 
  • le modèle de l’agriculture bio soit véritablement intégré dans la stratégie agricole de la France

Et maintenant, passons à l’action !

Je vous annonce d’ores et déjà que, d’ici la fin de l’année, ce combat sera l’une des lignes éditoriales majeures de notre lettre Alerte Santé

Pour commencer, je lance notre grande pétition en soutien des agriculteurs bio que vous pouvez signer ci-dessous.  

Signez, faites signer. Mobilisez-vous. 

Nous devons agir à tous les niveaux, multiplier les initiatives et les messages au pouvoirs publics. 

N’oubliez pas que d’ici peu il y aura des élections européennes, puis municipales. 

Le monde politique est à cran. 

C’est le moment d’enfoncer le clou ! Signez dès maintenant

Pétition

Augustin de Livois

Références