Notre transition énergétique

Réchauffement climatique, risque nucléaire, épuisement à terme des ressources en énergies fossiles montrent qu’il y a lieu d’urgence de passer à un autre modèle énergétique.

Vous connaissez le notre.

Trois grands principes

  • sortir de la dépendance aux énergies fossiles et au nucléaire en moins de 20 ans (2017-2035). Les allemands sont en train de le faire, les Suisses vont s’y mettre et donc nous pouvons nous aussi le faire.
  • Une France 100% renouvelable en 2050. Ici, en Occitanie, nous avons des possibilités formidables, avec la mer, le soleil et le vent.
  • La réduction de la consommation d’énergie par la sobriété et une meilleure efficacité, notamment par la rénovation des bâtiments.

Bref consommer moins et consommer mieux.

Oui, mais l’emploi me direz vous ? Entre 100 et 200 000 personnes travaillent dans le nucléaire. Et le coût ?

Alors, j’ai plusieurs bonnes nouvelles. Aussi bien pour l’emploi que pour les finances publiques , la Transition Energétique est une bonne affaire.

Du côté de l’emploi, l’ADEME a calculé que très vite, horizon 2023, on pourrait créer 700 000 emplois, dont 400 000 dans les énergies renouvelables et à l’horizon 2050 près d’un million. Dans quels secteurs ? les renouvelables donc, la rénovation des bâtiments etc…

Par ailleurs, nous prévoyons que le retrait progressif de l’activité nucléaire doit se faire en concertation avec les syndicats, et la mise en place d’une filière « démantèlement », qui comportera forcément un dispositif formation.

Entre parenthèses, sur ces questions, certain-e-s d’entre vous ont peut être vu le film RAS. Qui montre comment les salariés du nucléaire, là depuis longtemps, formés et compétents, sont en train de se faire virer, pour être remplacés, par des moins ou pas formés, moins chers donc, mais incompétents… La gestion des centrales nucléaires !!! Bradée !

Et seulement du côté de la santé, il est prévu 200 milliards d’euros d’économisés. Ne pas oublier que 40 000 personnes par an meurent à cause de la pollution atmosphérique.

Comment faire ?

Tout d’abord, organiser une sortie progressive. Arrêter les centrales les unes après les autres, quand elles atteignent le seuil de 30 ans d’âge, qui est le moment où elles deviennent à risque. Et surtout ne pas en construire de nouvelles. C’est le scénario choisi le week end dernier par la Suisse.

Et parallèlement, développer les recherches et les investissements dans les renouvelables. Alors dans ces domaines, beaucoup d’inventions, de progrès ont déjà été réalisés, mais il en reste beaucoup à trouver et mettre en œuvre. Dans ces domaines, tout va très vite, ou très lentement. Par exemple, j’ai découvert le we dernier le principe de l’énergie thermique maritime, l’ETM. Qui connaît ? Et qui sait que le principe a été inventé par Jules Verne, dans son bouquin « vingt mille lieues sous les mers » ?

Bref, ici, on peut continuer à développer les énergies marines, par exemple l’éolien flottant au large de PLN et Gruissan, et l’éolien terrestre, plus le solaire que plusieurs communes ont déjà installé.

Mais on peut encore faire d’autres choses. Une de nos caractéristiques à nous écolos est que l’on essaie de penser dans le long terme, à vingt, trente cinquante ans… La plupart des découvertes et des réalisations qui vont se produire sur ces durées ne sont pour l’instant, ni prévisibles, ni imaginables.

Mais il existe des pistes… Et je vais en développer ici quelques unes, pas seulement pour nous faire rêver, mais pour bien montrer qu’il existe une vie sans le nucléaire et les énergies fossiles. Et qu’il est non seulement nécessaire, mais agréable de passer à autre chose…

Des spécialistes de la prospective ont dessiné le monde, la planète à l’horizon 20038, à travers notamment le regard de John Peter Overview, au nom prédestiné, ou un pseudo ?

Son scénario, dans le domaine des énergies, anticipe que le solaire photovoltaïque a fait diminuer son prix à tel point que l’exploitation des énergies fossiles est devenue de moins en moins rentable. Merci pour l’Arctique, car du coup, avec la diminution du prix de baril, on a renoncé à exploiter les gisements pétroliers tout autour de cette région. Et idem pour les schistes etc…

Autre avancée : un des problèmes avec les énergies renouvelables, c’est le stockage. Or, on a appris entre temps à stocker l’électricité dans des sels fondus ( ???)

Même dans le nucléaire, des progrès ont été réalisés, notamment en Asie (Chine et Inde). Les centrales en Inde fonctionneraient au thorium, dont les déchets sont dix à cent fois moins radiotoxiques que ceux du plutonium.

Dans le domaine des transports, là encore des progrès spectaculaires. D’abord on a réussi à développer la propulsion par hydrogène. Mais aussi

le développement de batteries au graphène ( ?). Qui permettent aux voitures d’atteindre 5000 km d’autonomie et à terme de remplacer les moteurs à combustion par des moteurs électriques.

Mais alors, quand même, l’électricité, d’où vient-elle ? En ce qui concerne l’Europe, elle a atteint son indépendance énergétique, totalement en renouvelable, en s’associant à des pays actuellement hors de son champ, le Maghreb, la Norvège et des morceaux de Russie… L’idée est de construire un maillage, qui, outre la production intérieure de l’Europe actuelle, fait venir de l’électricité depuis les fermes solaires du Maghreb, les éoliennes off shore de la mer du Nord et les centrales géothermiques du Caucase. L’avantage en est que les conflits possibles avec ces pays, privés de leurs recettes issues des énergies fossiles sont désamorcés, par compensation avec d’autres possibilités de ressources.

De toute façon, la relocalisation des activités à proximité de leurs utilisateurs et la sobriété énergétique ont permis de réduire les besoins de circuler et plus globalement la demande d’énergies.

Ce scénario peut faire sourire. Mais il faut savoir que depuis quelques décennies, le taux de croissance de la consommation d’énergie diminue, contrairement à ce que l’on pense. Il est passé (au pif) de 1,8% par an, à 1,1% de croissance.

OK d’accord, ça continue d’augmenter, mais la pente est décroissante. On a davantage d’appareils ménagers, mais ils sont moins énergivores. Le recul des industries lourdes, très consommatrices, contribue aussi à la tendance globale. La tertiarisation des activités elle aussi contribue à la diminution de la demande d’énergie. Avec deux bémols, certes. Les centres informatiques sont très gourmands, et la délocalisation des activités industrielles ne supprime pas la demande mais la déplace. Les véhicules automobiles aussi, malgré quelques écarts…, sont sur la même voie.

Malgré tout, la convergence des intérêts et la prise de conscience, certes relative des urgences, va dans le sens d’un rêve d’optimisme.

Marie-Laure

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