Notre transition énergétique

Réchauffement climatique, risque nucléaire, épuisement à terme des ressources en énergies fossiles montrent qu’il y a lieu d’urgence de passer à un autre modèle énergétique.

Vous connaissez le nôtre :

Trois grands principes

  • sortir de la dépendance aux énergies fossiles et au nucléaire en moins de 20 ans (2017-2035). Les allemands sont en train de le faire, les Suisses l’ont voté et donc nous pouvons nous aussi le faire.
  • Une France 100% renouvelable en 2050. Dans l’Aude, nous avons des possibilités formidables, avec la mer, le soleil et le vent.
  • La réduction de la consommation d’énergie par la sobriété et une meilleure efficacité, notamment par la rénovation des bâtiments.

Bref consommer moins et consommer mieux.

Oui, mais l’emploi me direz vous ? Entre 100 et 200 000 personnes travaillent dans le nucléaire. Et le coût ?

Alors, j’ai plusieurs bonnes nouvelles. Aussi bien pour l’emploi que pour les finances publiques , la TE est une bonne affaire.

Du côté de l’emploi, l’ADEME a calculé que très vite, horizon 2023, on pourrait créer 700 000 emplois, dont 400 000 dans les énergies renouvelables et à l’horizon 2050 près d’un million. Dans quels secteurs ? les renouvelables donc, la rénovation des bâtiments etc…

Par ailleurs, nous prévoyons que le retrait progressif de l’activité nucléaire doit se faire en concertation avec les syndicats, et la mise en place d’une filière « démantèlement », qui comportera forcément un dispositif formation.

Entre parenthèses, sur ces questions, certain-e-s d’entre vous ont peut être vu le film RAS. Ce film montre comment les salariés du nucléaire, là depuis longtemps, formés et compétents, sont en train de se faire virer, pour être remplacés, par des moins ou pas formés, moins chers donc, mais incompétents… La gestion des centrales nucléaires est bradée !

Et du côté de la santé, il est prévu 200 milliards d’euros d’économisés. Ne pas oublier que 40 000 personnes par an meurent à cause de la pollution atmosphérique.

Comment faire ?

Tout d’abord, c’est une sortie progressive. Arrêter les centrales les unes après les autres, quand elles atteignent le seuil de 30 ans d’âge, qui est le moment où elles deviennent à risque. Et surtout ne pas en construire de nouvelles. C’est le scénario choisi le week-end dernier par la Suisse.

Et parallèlement, développer les recherches et les investissements dans les renouvelables. Alors dans ces domaines, beaucoup d’inventions, de progrès ont déjà été réalisés, mais il en reste beaucoup à trouver et mettre en œuvre. Dans ces domaines, tout va très vite, ou très lentement.

Par exemple, j’ai découvert le week-end dernier le principe de l’énergie thermique maritime, l’ETM. Qui connaît ? Et qui sait que le principe a été inventé par Jules Verne, dans son bouquin « vingt mille lieues sous les mers » ?

Bref, dans l’Aude, on peut continuer à développer les énergies marines, par exemple l’éolien flottant au large de Port La Nouvelle et Gruissan,  plus le solaire que plusieurs communes ont déjà installé.

Mais on peut encore faire d’autres choses. Une de nos caractéristiques à nous écolos, est que l’on pense dans le long terme, à vingt, trente cinquante ans… La plupart des découvertes et des réalisations qui vont se produire sur ces durées ne sont pour l’instant, ni prévisibles, ni imaginables.

Mais il existe des pistes… Et je vais en développer ici quelques unes, pas seulement pour nous faire rêver, mais pour bien montrer qu’il existe une vie sans le nucléaire et les énergies fossiles. Et qu’il est non seulement nécessaire, mais agréable de passer à autre chose…

Des spécialistes de la prospective ont dessiné le monde, la planète à l’horizon 20038, à travers notamment le regard de John Peter Overview, au nom prédestiné, ou un pseudo ?

Son scénario, dans le domaine des énergies, anticipe que le solaire photovoltaïque a fait diminuer son prix à tel point que l’exploitation des énergies fossiles est devenue de moins en moins rentable. Merci pour l’Arctique, car du coup, avec la diminution du prix de baril, on a renoncé à exploiter les gisements pétroliers tout autour de cette région. Et idem pour les schistes etc…

Autre avancée : un des problèmes avec les énergies renouvelables, c’est le stockage. Or, on a appris entre temps à stocker l’électricité dans des sels fondus ( ???)

Même dans le nucléaire, des progrès ont été réalisés, notamment en Asie (Chine et Inde). Les centrales en Inde fonctionneraient au thorium, dont les déchets sont dix à cent fois moins radiotoxiques que ceux du plutonium.

Dans le domaine des transports, là encore des progrès spectaculaires. D’abord on a réussi à développer la propulsion par hydrogène. 

Le développement de batteries au graphène ( ?)  permet aux voitures d’atteindre 5000 km d’autonomie et à terme de remplacer les moteurs à combustion par des moteurs électriques.

Mais alors, quand même, l’électricité, d’où vient-elle ? En ce qui concerne l’Europe, elle a atteint son indépendance énergétique, totalement en renouvelable, en s’associant à des pays actuellement hors de son champ, le Maghreb, la Norvège et des morceaux de Russie… L’idée est de construire un maillage, qui, outre la production intérieure de l’Europe actuelle, fait venir de l’électricité depuis les fermes solaires du Maghreb, les éoliennes off shore de la mer du Nord et les centrales géothermiques du Caucase. L’avantage en est que les conflits possibles avec ces pays, privés de leurs recettes issues des énergies fossiles sont désamorcés, par compensation avec d’autres possibilités de ressources.

De toute façon, la relocalisation des activités à proximité de leurs utilisateurs et la sobriété énergétique ont permis de réduire les besoins de circuler et plus globalement la demande d’énergies.

Ce scénario peut faire sourire. Mais il faut savoir que depuis quelques décennies, le taux de croissance de la consommation d’énergie diminue, contrairement à ce que l’on pense. Il est passé au pif de 1,8% de croissance par an, à 1,1%. OK d’accord, ça continue d’augmenter, mais la pente est décroissante. On a davantage d’appareils ménagers, mais ils sont moins énergivores. Le recul des industries lourdes, très consommatrices, contribue aussi à la tendance globale. La tertiarisation des activités elle aussi contribue à la diminution de la demande d’énergie. Avec deux bémols, certes. Les centres informatiques sont très gourmands, et la délocalisation des activités industrielles ne supprime pas la demande mais la déplace. Les véhicules automobiles aussi, malgré quelques écarts…, sont sur la même voie.

Marie-Laure ARRIPE et Jean CHANOIS2014_004 Narbonne

Pourquoi la manifestation contre AREVA à Malvesi ?

Samedi 13 mai 2017, à la mi-journée, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées sur la place de l’Hôtel de Ville de Narbonne pour manifester leur refus de voir installer à leur porte un nouvel équipement industriel très polluant pour l’environnement et présentant des risques pour la santé publique. Depuis de très nombreuses années, nous dénonçons l’industrie nucléaire, dans toute sa chaîne, de la mine aux déchets ultimes, quelque doit l’usage fait, qu’elle soit civile ou militaire et sans occulter les risques liés aux usages médicaux.

Le procédé de traitement des effluents qui est envisagé par AREVA est pompeusement baptisé TDN pour traitement de destruction des nitrates.

L’accumulation de ces nitrates est problématique mais que va-t-on détruire ? En abrégé, les molécules de nitrate vont être cassées et l’azote libéré va partir dans l’atmosphère, se recombinant en NOx et autres joyeusetés, provenant du process lui-même comme le benzène, cancérigène, et le DEHP, un perturbateur endocrinien reprotoxique. Cette situation montre une fois de plus l’impasse dans laquelle se trouve l’énergie nucléaire : production de déchets dont le traitement, nécessaire, est encore à la recherche d’une solution satisfaisante.

AREVA n’en démord pas, c’est la solution pour réduire le volume des déchets, exporter les déchets ultimes, se débarrasser des bassins d’évaporation et éviter la réédition de la rupture de digue de 2004.Autrement dit, rendre l’usine présentable le tout évidemment dans le plus grand souci de préservation de l’environnement.

Une discrète enquête publique avec un dossier incompréhensible pour le commun des mortels a lieu à la fin de l’été 2016. Le dossier est si peu compréhensible que l’association ECCLA, si souvent combative face à AREVA se montre pour le coup assez conciliante. Elle se félicite qu’enfin ces déchets soient traités mais regrette que le procédé choisi consomme tant de matières premières. Sur ces deux points, on ne peut que lui donner raison mais il y avait un troisième point, moins évident : les rejets atmosphériques. Et là, il a fallu l’opiniâtreté de l’association Rubresus pour lancer l’alerte. La jonction de cette association avec les anti-nucléaires et des habitants simplement soucieux de leur environnement a provoqué la formation d’un collectif citoyen : le COVIDEM, collectif de vigilance sur les déchets de Malvézy. Un travail militant plus large a alors pu s’engager avec l’aide de l’Assoc’Epicée.

Une réunion d’information à la médiathèque de Narbonne, portant notamment sur les risques sanitaires liés à cette pollution atmosphérique, une manifestation à Moussan réunissant 400 personnes, une pétition qui prend de l’ampleur… Entre temps, le préfet prend un arrêté de sursis à statuer repoussant sa décision au 9 mai. Des conseils municipaux, le département, l’agglomération, votent des motions demandant des expertises du site et des procédés. Une réunion extraordinaire du conseil municipal de Narbonne est consacrée au sujet. Le préfet prend un nouvel arrêté repoussant sa décision au 9 aout. La mobilisation prend de l’ampleur et des habitants de Moussan (les familles papillon) prennent les choses en main et organisent cette manifestation originale du samedi 13 mai.

Plusieurs militants du groupe local d’EELV participent activement au COVIDEM. Ce combat est celui que nous menons depuis des décennies contre l’industrie nucléaire en général. Jusqu’ici, AREVA (et ses prédécesseurs) avaient réussi à faire croire que cette usine si discrète n’avait rien à voir avec les dangers du nucléaire ; on n’y traite que de l’uranium naturel… Et c’est son vrai visage qui apparaît au grand jour : pollutions de tous ordres, chimiques et radiologiques, des déchets en quantité astronomique et pour lesquels on n’a pas de solution pérenne, le mensonge, les tentatives de manipulation de l’opinion… Tous les travers que nous dénonçons depuis es décennies sont là, étalés au grand jour, au centre d’une agglomération. Dans un rayon de 10 km, vivent et travaillent environ 70 000 personnes !

Ce samedi, nous étions émus de voir autant de monde sur la place de l’Hôtel de Ville de Narbonne. Voir tant de monde ayant pris conscience des réalités qui sont à notre porte. Bien sur, nous n’allons pas raconter que c’est grâce à nous, même si nous y avons contribué. Voir de simples habitants sans expérience politique ou même militante, prendre les choses en main comme ils l’ont fait a quelque chose de réjouissant et en dit long sur les capacités de résiliences qu’a notre pays malgré les discours de régression que nous venons d’entendre au cours de l’élection présidentielle. Cela ne peut que nous encourager à poursuivre le combat de l’écologie politique.

La mobilisation que nous avons vue ne doit pas diminuer, le lobby nucléaire a plus d’un tour dans son sac et la date butoir du 9 aout pour l’arrêté préfectoral pourrait en être un ! La mobilisation concerne le procédé THOR de traitement des nitrates. D’autres solutions sont possibles, moins polluantes et il faut aussi se battre pour leur mise en œuvre, car ces déchets doivent impérativement être traités. Il faut aussi se battre pour les déchets ultimes, ceux déjà présents sur le site et à venir. A venir ?
Oui car même si nous sommes pour l’arrêt du nucléaire, nous sommes conscients que cela ne peut se faire en quelques mois et tant qu’une centrale produira, Malvézi fabriquera du tétra fluorure d’uranium et des déchets seront produits.

L’arrêt du nucléaire ne peut se faire que de manière planifiée, en jouant non seulement sur les énergies de substitution (renouvelables évidemment) mais également sur la réduction à la dépendance à l’énergie électrique. Rappelons par exemple que lorsqu’un ménage allemand consomme en moyenne 1700 kW/h, un ménage français en consomme 2700 !

C’est le rôle du politique d’insuffler ce mouvement et c’est ce que nous portons depuis longtemps et continuerons à porter. Nous notons avec plaisir que de nouveaux mouvements politiques portent un discours sensiblement équivalents. C’est évidemment dans l’union que nous réussirons le mieux mais notre antériorité nous a conféré une expertise sur ces dossiers, à nulle autre pareille !

Albert CORMARY et Mariette GERBER

Nucléaire, non merci

2014_004 Narbonne

Une poubelle nucléaire à proximité de Narbonne ?

MALVEZY

Depuis les débuts du programme électronucléaire, en France, les écologistes se sont opposés à cette industrie. Nous la jugeons dangereuse, sur les plans de la santé publique, de la santé des travailleurs et de la géopolitique. Qui plus est, ce que nous dénonçons depuis le début apparait au grand jour : le cout réel de l’exploitation des centrales est inconnu mais certainement très en deçà du prix de vente du kW/h par EdF.

Quant à la question des déchets générés par cette industrie, personne n’a de réponse satisfaisante pour les milliers d’années d’existence morbide qu’ils vont avoir.

Depuis de nombreuses années, les militants antinucléaires du Narbonnais tentent d’alerter la population sur les dangers de l’usine de Malvezy, aux portes de la ville et des villages (Moussan, Cuxac…). Quelques épisodes ont mis l’usine sur le devant de scène comme les ruptures de digue de 2004 et 2006. Ensuite, elle retourne dans les oubliettes de la routine et les militants ont l’impression de prêcher dans le désert.

Pourtant, l’actualité récente du projet de traitement des effluents nitratés par le procédé Thor a mis le site sous les projecteurs. A cette occasion, de nombreux narbonnais ont saisi sa réalité. Pour faire de l’électricité avec le nucléaire, il faut de l’uranium. De l’uranium purifié puis enrichi. La première étape se passe ici : traitement avec de l’acide nitrique et de l’acide fluorhydrique pour obtenir du tétra fluorure d’uranium.

Le tout est générateur de nombreux déchets. Certains sont envoyés dans l’atmosphère et d’autres conservés dans des bassins en attendant qu’on leur trouve une destination finale. Après 50 ans de fonctionnement, l’accumulation est impressionnante : plus d’un million de m3 ! Leur dangerosité ? Circulez, il n’y a rien à voir répondent les irresponsables de l’usine.

Ces quelques lignes ne peuvent suffire pour raconter toutes leurs turpitudes. Ici comme ailleurs, les nucléophiles sont passés maîtres dans l’art de la dissimulation, la maîtrise des éléments de langage, la manipulation des populations…

De nombreuses affaires s’abattent sur l’entreprise AREVA et plus grand monde ne croit en en un avenir radieux pour ses productions. Les riverains prennent conscience de ce qu’ils cotoient et de ce qu’AREVA tente de leur faire subir avec le procédé THOR. Bien sur, nous leur apportons notre soutien et nous participons aux manifestations organisées par les habitants de Moussan. Nous participons également aux actions du COVIDEM (Collectif de Vigilence sur les Déchets de Malvézi).

Alors, dans l’émotion, de bonnes âmes réclament la fermeture de l’usine, sa délocalisation. Nous avons le courage de dire que c’est une vrai fausse bonne solution aux pollutions qu’elle génère. Pour éviter d’avoir des déchets, la seule attitude est d’arrêter d’en produire. Donc arrêtons le nucléaire et nous arrêterons la production de Malvézy. La transition énergétique va se produire, tôt ou tard. Le plus tôt sera le mieux. Par contre, en ce qui concerne Malvézy, nous disons que cela doit se passer sans casse sociale et environnementale. Sans casse sociale pour les salariés qui devront poursuivre une activité sur place, dans la sécurisation du site et sans perte de salaire. Les opérations peuvent durer plusieurs dizaines d’années. Sans casse environnementale car les déchets seront toujours là. Ceux qui pourront être traités devront l’être. Par contre, il en est qui sont bien plus dangereux que d’autres et leur déplacement pourrait se révéler plus néfaste que leur maintien sur place, dans des conditions de sécurité maximale.

Notre transition énergétique

Réchauffement climatique, risque nucléaire, épuisement à terme des ressources en énergies fossiles montrent qu’il y a lieu d’urgence de passer à un autre modèle énergétique.

Vous connaissez le notre.

Trois grands principes

  • sortir de la dépendance aux énergies fossiles et au nucléaire en moins de 20 ans (2017-2035). Les allemands sont en train de le faire, les Suisses vont s’y mettre et donc nous pouvons nous aussi le faire.
  • Une France 100% renouvelable en 2050. Ici, en Occitanie, nous avons des possibilités formidables, avec la mer, le soleil et le vent.
  • La réduction de la consommation d’énergie par la sobriété et une meilleure efficacité, notamment par la rénovation des bâtiments.

Bref consommer moins et consommer mieux.

Oui, mais l’emploi me direz vous ? Entre 100 et 200 000 personnes travaillent dans le nucléaire. Et le coût ?

Alors, j’ai plusieurs bonnes nouvelles. Aussi bien pour l’emploi que pour les finances publiques , la Transition Energétique est une bonne affaire.

Du côté de l’emploi, l’ADEME a calculé que très vite, horizon 2023, on pourrait créer 700 000 emplois, dont 400 000 dans les énergies renouvelables et à l’horizon 2050 près d’un million. Dans quels secteurs ? les renouvelables donc, la rénovation des bâtiments etc…

Par ailleurs, nous prévoyons que le retrait progressif de l’activité nucléaire doit se faire en concertation avec les syndicats, et la mise en place d’une filière « démantèlement », qui comportera forcément un dispositif formation.

Entre parenthèses, sur ces questions, certain-e-s d’entre vous ont peut être vu le film RAS. Qui montre comment les salariés du nucléaire, là depuis longtemps, formés et compétents, sont en train de se faire virer, pour être remplacés, par des moins ou pas formés, moins chers donc, mais incompétents… La gestion des centrales nucléaires !!! Bradée !

Et seulement du côté de la santé, il est prévu 200 milliards d’euros d’économisés. Ne pas oublier que 40 000 personnes par an meurent à cause de la pollution atmosphérique.

Comment faire ?

Tout d’abord, organiser une sortie progressive. Arrêter les centrales les unes après les autres, quand elles atteignent le seuil de 30 ans d’âge, qui est le moment où elles deviennent à risque. Et surtout ne pas en construire de nouvelles. C’est le scénario choisi le week end dernier par la Suisse.

Et parallèlement, développer les recherches et les investissements dans les renouvelables. Alors dans ces domaines, beaucoup d’inventions, de progrès ont déjà été réalisés, mais il en reste beaucoup à trouver et mettre en œuvre. Dans ces domaines, tout va très vite, ou très lentement. Par exemple, j’ai découvert le we dernier le principe de l’énergie thermique maritime, l’ETM. Qui connaît ? Et qui sait que le principe a été inventé par Jules Verne, dans son bouquin « vingt mille lieues sous les mers » ?

Bref, ici, on peut continuer à développer les énergies marines, par exemple l’éolien flottant au large de PLN et Gruissan, et l’éolien terrestre, plus le solaire que plusieurs communes ont déjà installé.

Mais on peut encore faire d’autres choses. Une de nos caractéristiques à nous écolos est que l’on essaie de penser dans le long terme, à vingt, trente cinquante ans… La plupart des découvertes et des réalisations qui vont se produire sur ces durées ne sont pour l’instant, ni prévisibles, ni imaginables.

Mais il existe des pistes… Et je vais en développer ici quelques unes, pas seulement pour nous faire rêver, mais pour bien montrer qu’il existe une vie sans le nucléaire et les énergies fossiles. Et qu’il est non seulement nécessaire, mais agréable de passer à autre chose…

Des spécialistes de la prospective ont dessiné le monde, la planète à l’horizon 20038, à travers notamment le regard de John Peter Overview, au nom prédestiné, ou un pseudo ?

Son scénario, dans le domaine des énergies, anticipe que le solaire photovoltaïque a fait diminuer son prix à tel point que l’exploitation des énergies fossiles est devenue de moins en moins rentable. Merci pour l’Arctique, car du coup, avec la diminution du prix de baril, on a renoncé à exploiter les gisements pétroliers tout autour de cette région. Et idem pour les schistes etc…

Autre avancée : un des problèmes avec les énergies renouvelables, c’est le stockage. Or, on a appris entre temps à stocker l’électricité dans des sels fondus ( ???)

Même dans le nucléaire, des progrès ont été réalisés, notamment en Asie (Chine et Inde). Les centrales en Inde fonctionneraient au thorium, dont les déchets sont dix à cent fois moins radiotoxiques que ceux du plutonium.

Dans le domaine des transports, là encore des progrès spectaculaires. D’abord on a réussi à développer la propulsion par hydrogène. Mais aussi

le développement de batteries au graphène ( ?). Qui permettent aux voitures d’atteindre 5000 km d’autonomie et à terme de remplacer les moteurs à combustion par des moteurs électriques.

Mais alors, quand même, l’électricité, d’où vient-elle ? En ce qui concerne l’Europe, elle a atteint son indépendance énergétique, totalement en renouvelable, en s’associant à des pays actuellement hors de son champ, le Maghreb, la Norvège et des morceaux de Russie… L’idée est de construire un maillage, qui, outre la production intérieure de l’Europe actuelle, fait venir de l’électricité depuis les fermes solaires du Maghreb, les éoliennes off shore de la mer du Nord et les centrales géothermiques du Caucase. L’avantage en est que les conflits possibles avec ces pays, privés de leurs recettes issues des énergies fossiles sont désamorcés, par compensation avec d’autres possibilités de ressources.

De toute façon, la relocalisation des activités à proximité de leurs utilisateurs et la sobriété énergétique ont permis de réduire les besoins de circuler et plus globalement la demande d’énergies.

Ce scénario peut faire sourire. Mais il faut savoir que depuis quelques décennies, le taux de croissance de la consommation d’énergie diminue, contrairement à ce que l’on pense. Il est passé (au pif) de 1,8% par an, à 1,1% de croissance.

OK d’accord, ça continue d’augmenter, mais la pente est décroissante. On a davantage d’appareils ménagers, mais ils sont moins énergivores. Le recul des industries lourdes, très consommatrices, contribue aussi à la tendance globale. La tertiarisation des activités elle aussi contribue à la diminution de la demande d’énergie. Avec deux bémols, certes. Les centres informatiques sont très gourmands, et la délocalisation des activités industrielles ne supprime pas la demande mais la déplace. Les véhicules automobiles aussi, malgré quelques écarts…, sont sur la même voie.

Malgré tout, la convergence des intérêts et la prise de conscience, certes relative des urgences, va dans le sens d’un rêve d’optimisme.

Marie-Laure

écologie du narbonnais

Il s’agit de l’extrait de l’article.

ELLV_Logo           

Ce blog vous informe de l’activité des écologistes de la circonscription de NARBONNE et LITTORAL  (Aude, Occitanie, France)

 

L’0ccitanie  

Parce qu’elles ne votent réellement qu’environ 15 % de leurs recettes, les Régions n’ont pas d’autonomie fiscale et l’essentiel de leurs ressources dépendent du bon vouloir de l’État.
C’est la conséquence concrète de la perte d’autonomie qu’elles ont subi au cours de la dernière décennie, en complète contradiction avec les nombreux transferts de compétences dont elles ont fait l’objet. Contradiction également entre le discours du chef du gouvernement sur la décentralisation et la responsabilité des collectivités locales et les actes visant à priver les régions des moyens indispensables.
Le gouvernement d’Édouard Philippe s’inscrit dans cette continuité des décisions de l’État plaçant les Régions dans l’impossibilité de définir des stratégies financières à moyen et long terme.
Nous ne pouvons nous résigner mais cependant,nous devons donc faire face à un défi : Faire mieux avec moinsUn défi, que les élu-es écologistes connaissent bien car il est au cœur de l’écologie politique : sobriété, résilience et décroissance.Il faut donc faire des choix et rompre avec certaines politiques publiques menées depuis des années trop souvent au détriment de l’environnement et de la préservation des ressources.  Notre position, connue de tous sur les grands projets inutiles, consommateurs d’espaces naturels et l’alternative que nous privilégions pour arrimer Toulouse à la grande vitesse ferroviaire en sont des exemples.
Il faut réorienter et placer la transition écologique au cœur de nos politiques publiques. Cette transition devient  chaque jour plus urgente et les Régions en sont des actrices majeures. La loi NOTRe nous a confié le pilotage et la coordination de la transition énergétique, les actions en faveur de la biodiversité, ainsi que la planification sur l’aménagement durable des territoires et en matière d’économie circulaire et de déchets.

Pour mener à bien ces changements, nous devons changer de paradigme car nous ne pouvons pas œuvrer efficacement sur les ruines de l’ancien monde.

La Région Occitanie  s’inscrit dans ces priorites à travers la Région énergie positive donc :
-Nous devons  réorienter nos politiques en matière agricole pour soutenir une agriculture paysanne biologique et des produits locaux de qualité.
-Nous devons préserver l’eau, ce bien commun si précieux, tant en quantité qu’en qualité pour sécuriser tous les usages.
-Nous devons assurer la préservation des sols et refuser tout soutien à des projets d’urbanisations effrénés.
-Nous devons transformer l’économie et accompagner l’ensemble des activités, ce qui impliquera de faire des choix en terme d’incitativité des aides. Créer des emplois utiles et non délocalisables sans détruire l’environnement.

En résumé, créer les conditions optimales pour accueillir les nouveaux arrivants et permettre à celles et ceux qui sont déjà installés de continuer à vivre bien dans la grande diversité de nos territoires.

Nous devons exiger des moyens pour agir mais ces moyens devront permettre d’orienter définitivement nos actions en direction d’une Transition écologique assumée dont chaque habitant d’Occitanie pourra mesurer les bienfaits.

Véronique VINET
Co-Présidente du groupe Nouveau Monde en Commun

 

 LA MOBILISATION 

du dimanche 5 novembre 2017

contre THOR

 à Narbonne a été un succès

 

pour dire non au projet d’incinérateur à l’usine de Malvezy.

Cet appel est lancé pat les famille Papillons, collectif d’habitants de Moussan. En PJ, vous avez l’appel à manifester lancé par l’association RUBRESUS, appel auquel j’adhère pleinement.  Cet applel fait le point sur le diossier, à l’issue de la réunion du CODERST.

Les éléments que nous avions alors étaient suffisants pour demander l’arrêt du projet ou tout au moins, un moratoire permettant la recherche d’autres solutions pour le traitement de ces déchets.

L’association TCNA (Transparence des Canaux du narbonnais) a voulu en savoir un peu plus et en cherchant sur Internet a pu se procurer de la documentation. Vous pouvez consulter le dossier qu’ils ont produit, sur leur site : http://bit.ly/2zYyKcB

Edifiant ! D’une manière générale, on apprend que les comportements de l’industrie nucléaire aux Etats Unis sont les mêmes que ceux de la notre. Quand à leurs incinérateurs du procédé THOR on peut sincèrement se demander si le remède n’est pas pire que le mal ?!

 

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez la preuve flagrante des mensonges de cette industrie et de la complicité des services censés nous protéger ;

La radioactivité à NARBONNE

     

Europe Ecologie Les Verts    Languedoc Roussillon

 

Communiqué de presse du 17/10/2017

> Agnès Langevine et José Bové demandent le gel du projet TDN-THOR (Malvési – Aude)

> A la veille du CODERST sur le projet TDN-THOR, José Bové et Agnès Langevine ont demandé à Nicolas Hulot de se positionner sur l’installation de Malvési et la gestion des déchets stockés aux abords de l’usine. Les deux élus s’insurgent contre ce projet d’un autre temps et en appellent au ministre de la Transition Ecologique et Solidaire pour qu’il prononce le gel du projet.

> Pour José Bové, député européen :
> « Le site de Malvési, premier site européen de traitement du minerai d’uranium, est une menace majeure pour l’environnement aux portes de Narbonne. On ne compte plus les accidents de gestion, comme en 2004, lorsque la rupture de la digue des bassins de décantation avait entrainé le déversement de 30 000 m3 de boues radioactives hors du site. Nous ne pouvons pas attendre un nouvel accident. Le préalable indispensable avant quelconque nouvel aménagement qu’un audit soit réalisé sur le site et qu’il soit enfin traité comme le site nucléaire dangereux. Il est incompréhensible que le site ne soit pas encore classé Installation Nucléaire de Base. »

Pour Agnès Langevine, Vice-Présidente de la région Occitanie déléguée à la transition écologique et énergétique, Biodiversité, Economie Circulaire, Déchets
> « Nous ne pouvons accepter une solution de traitement des déchets qui s’avèreraient toute aussi ou plus nocive pour la population.

Notre Région est fortement engagée dans la transition écologique de ses territoires avec une trajectoire de Région à énergie positive, de reconquête de la biodiversité et de protection des populations. L’avenir est résolument ailleurs que dans l’énergie nucléaire dont la dette écologique et financière pèse d’ores et déjà sur l’avenir de l’humanité.

PORT LA NOUVELLE

STOP AGRANDISSEMENT PORT LA NOUVELLE
Malgré les avertissements faisant suite au débat public dans lequel la confédération démontrait avec d’autres  l’inutilité sociale et écologique de cet agrandissement , la région Oc poursuit son investissement avec entêtement pour satisfaire le BTP et le lobby agro industriel Arterris .
210 millions d’argent public et sans doute bien plus pour accueillir des navires toujours plus grands est ce bien raisonnable ? 
ce qui n’est pas dit dans ce reportage fort complaisant :
 
+  le port de Sète est déjà en surcapacité ; il n’y a aucun avantage à faire partir le blé dur par Port la nouvelle plutot que par les quais déjà existants à Sète
 
+  on veut vendre du blé dur à l’ Afrique du nord . ce blé dur est à 90 % produit dans le sillon du Lauraguais , c’est une culture subventionnée, le sera t elle toujours ? ce blé sera t il toujours compétitif sur le marché mondial ? cela s’oppose à l objectif de souveraineté alimentaire pour les pays du Maghreb et tous les pays du pourtour méditerranéen qui se trouvent découragés à produire face à une concurrence déloyale,  
 
+ il n’est pas possible pour le seul lauraguais de remplir les objectifs d’exportation énoncés dans le plan de développement du port . il faudra donc faire venir des céréales d’autres régions françaises , est ce possible , est ce souhaitable ? des camions qui traversent la france pour se rendre à Port la nouvelle ?  l ‘axe routier méditerranée n’est il pas déjà saturé ? 
 
+ il faut sortir de la monoculture de céréales . celle ci pose des problèmes agronomiques , elle apporte trés peu d emploi une seule personne peut cultiver 150 ha 
 
+ la politique agro exportatrice ainsi encouragée s’oppose aux besoins de relocalisation pourtant source d’emploi et d intérêts écologiques.  Notre région est gravement déficitaire dans la production de nombreux produits alimentaires, le déficit en protéines végétales avait été évalué par la Confédération à plus de 70 % dans la région LR , avec pour conséquence l’importation de milliers de tonnes de soja ogm argentins. Parallèlement la région est incapable de fournir l’obligation des 20 % d’aliments bios et locaux pour la restauration collective , objectif loi égalité et citoyenneté du 22 dec 2016.
 
+ 210 millions d’argent public donneront peut être une vingtaine  d’emplois supplémentaire sur le port . alors qu’avec cette somme, on peut aider 2000 agriculteurs =trices  à s’installer avec 100 000 euros d’aide en plus par ferme installée  de quoi résoudre le problème de  l’achat du foncier par exemple .
 
+ il n’est pas dit dans ce reportage qu’un port ne sert pas uniquement à exporter , il sert aussi à importer et donc aussi à concurrencer certaines productions locales dont par exemple le ciment qui est importé de Turquie, voir peut être de Syrie  alors même qu’il y a une cimenterie à Port la Nouvelle même !  mais aussi des agro- carburants stockés sur la ville . 
 
Nous pourrions sans doute allonger la liste démontrant l’inutilité et les effets négatifs qu’engendreront la construction de nouveaux quais et la construction de la grande digue à Port la Nouvelle. Nous sommes face à un scandale dans lequel le nouveau conseil régional est le principal acteur .. . 
 nos décideurs ne sortent pas de leur logique de développement productiviste et libéral , ils se glorifient de pouvoir inaugurer des grands projets industriels , ils croient encore aux saintes vertus de la croissance du commerce sur l’emploi et l ‘enrichissement alors que les faits ne cessent de prouver le contraire.
 
il faut arrêter ce projet d’extension du port et réaffecter ces millions d’aide sur d’autres projets plus respectueux de l’environnement , plus créateurs d’emploi , et plus ancrés sur le territoire.
Le libéralisme n’ a pas à voler  l’argent public pour se développer . 
 
pascal pavie 

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contact :

 Michèle COMPS

 la secrétaire régionale

michele.comps@orange.fr

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